Les enseignants, armés de leurs bouteilles d'eau minérale, prennent leur rôle très au sérieux. « Respirez profondément, concentrez-vous sur votre souffle, et oubliez les notes de l'année dernière ! » lance l’instructeur aux cheveux en bataille, tout en ajustant son ventilateur de poche. On peut même apercevoir quelques élèves tentant de faire des poses improbables, comme le « chien tête en bas », tout en lançant des regards furtifs vers le distributeur de boissons fraîches. Qui a dit que l'école n'était pas un lieu de plaisir ?
Mais pendant que les élèves s'étirent dans la fraîcheur de la salle de classe, à l'extérieur, une toute autre ambiance règne. Des manifestants en short, affichant des pancartes « Congé climatique, pas de canicule ! », se regroupent sur la place du village. Avec leurs lunettes de soleil et leurs tongs, ils réclament un droit fondamental : celui de ne pas cuire au soleil en attendant le bus. « Pourquoi devrions-nous souffrir alors que les enseignants se dorent la pilule dans une salle climatisée ? » s'exclame un manifestant à la casquette, esquissant un pas de danse pour attirer l'attention des caméras.
Les slogans fusent : « Un congé climatique pour tous, pas juste pour les yogis ! » et « La chaleur, c'est pour les vacances, pas pour l'école ! ». Les enseignants, de leur côté, ont déjà prévu d'intégrer une nouvelle matière : l'éducation à la chaleur. « Apprenons à nos élèves comment faire des glaces avec des fruits et un ventilateur ! » déclare un enseignant avec une moustache bien taillée, tout en se massant les tempes, déjà affaiblies par la canicule.
Face à cette situation rocambolesque, le gouvernement envisage de réagir. Une nouvelle loi serait en préparation : « La loi du short », qui obligerait toutes les institutions à se doter de climatisation et à organiser des sorties pédagogiques à la plage. « Enfin quelque chose d’utile ! » s’exclame un ministre aux lunettes noires, tout en dégustant une glace à la fraise. Qui a dit que le gouvernement ne savait pas écouter le peuple ?
En attendant, les enseignants continuent leurs cours de yoga, les manifestants se battent pour leur droit au frais, et les élèves se rendent compte que le vrai défi de l'été, ce n'est pas seulement d'apprendre à respirer, mais de survivre à la chaleur tout en restant stylés en short. La prochaine question sur toutes les lèvres ? « Quand aura-t-on notre propre cours de yoga à la plage ? »
